January 23, 2011

On nait tous des artisss!



Plusieurs m'ont dit envier mes talents d'artiste.  En toute humilité, à chaque fois, je ne sais que répondre à cela.  Je me sens toujours une imposteure devant un tel compliment car je ne crois pas que je sois douée d'un talent particulier sinon celui de m'investir dans mon enfante intérieure.
Je crois profondément (pour en avoir "convertis" quelques uns à cet créativité quelque peu unorthodox) que nous sommes tous, sans exception, venus en ce monde avec les mêmes outils de base, notamment: la curiosité, l'imaginaire, la créativité, le senti, le plaisir et le désir.
Plus encore, je crois que la créativité est la thérapie naturelle que dieu - tel que je le conçois moi - nous a donnée, afin de surmonter ce à quoi la parole et les autres être humains ne peuvent répondre. 
Toutefois pour y parvenir, il est préférable de dépasser sa propre quête de la perfection et ses attentes de ce qui est "correct", "beau", "bien", "bon", "acceptable"... pour renouer avec son coeur d'enfant. Je me souviens qu'au début de mon adolescence j'adorais porter du rouge et du rose ensemble. J'ai été la risée de mes compagnes d'école qui, selon l'ordre établi, juraient dur comme fer contre la possibilité de cette combinaison. Quelques années plus tard,  les choses changèrent alors que les "grands" de la mode décidèrent désormais que le rose et le rouge étaient "in".


Bref, lorsque je dis que je suis artiste, on me répond souvent avec grand intérêt: "Ah oui?! Vous êtes peintre?"
À leur grande surprise, je réponds que je suis une "artiste-récupérateure"... ce à quoi, ils m'offrent pour toute réponse un regard complètement désorienté. J'en ai même une qui m'a regardée sérieusement quelques secondes avant de se mettre à s'éclater de rire... certaine que je venais de lui lancer une bonne blague... (je cherche toujours la blague qu'elle aurait pu percevoir d'ailleurs).


Mon art est en quelque sorte mon oasis, mon échappatoire, mon havre de paix, mon île, c'est moi quoi! 
Grâce à celui-ci j'ai pu faire face à plus de choses que je ne l'ai fais en vingt années de thérapie. C'est par mon art que j'apprends à me dépasser, à persévérer, à me révéler, à affirmer ma place dans ce trop grand monde... et je n'en suis qu'à de petits pas de souris.
Il semble aussi que la créativité soit ma seule façon de parvenir au plaisir authentique qui ne soit pas directement lié à ce qui est externe à moi.
Ma créativité est en somme une manifestation de ma spiritualité, c'est à dire, une façon de manifester ma conscience de mon environnement, de ce monde duquel je fais partie, quoi qu'il en soit. 


Je m'efforce de ne pas focaliser sur le résultat de ce que je crée. Le but demeure de suivre mon senti guidé par une force très puissante que je ne sais expliquer que par l'oeuvre réalisée. C'est ainsi que j'ai pu exprimer la colère innommable du deuil de mon fils par exemple, la transparence de mon âme malgré la peur, l'unicité de mon rêve au delà du jugement, la grandeur époustouflante de mon désir de vivre, l'espoir en l'humain tout de même... .
Si je suis guidée par la cause de l'environnement c'est encore une fois par besoin d'une justice et dans le savoir que je peux, à ma façon, contribuer à ce que les choses soient plus belles, plus prometteuses pour moi, pour ceux que j'aime et pour notre planète. À chacun sa façon de faire de la politique finalement... .

Donc voilà, je suis donc simplement une artiste des poubelles qui aime transformer le laid, le rejet, le non-désiré, le désuet, le rien... en un objet d'une beauté spirituellement désarmante et inoubliable.  
Exactement comme ce que l'art a fait avec moi. 


...et si j'ajoutais du vert...
Donnez-moi vos souhaits que j'en fasse un but,
Donnez-moi vos peurs que j'en fasse des forces,
Donnez-moi vos cailloux que j'en fasse de l'or,
Donnez-moi vos rebus que j'en fasse de l'art.




January 21, 2011

Merci mon dieu!!!

Me revoici!
Pour cellezéceuzes pas encore au courant de mes déboires bloguatoires, il y a quatre jours maintenant que je n'avais aucun accès à mon propre blog... quelle calvaire émotif ce fut! J'ai cru ressentir quelques émotions de rejet et d'impuissance fort désagréables qui m'ont rappelée des souvenirs peu confortables du passé d'ailleurs... . Je me voyais perdre à jamais cette belle opportunité de m'exprimer, de me partager de cette façon que je trouve de plus en plus génial au fil de ma dévotion.  C'est bin simple, j'pouvais pu m'en passer!
Mais que c'est-il passé au juste? J'ai concocté quelques théories que voici:
1- Logique: Ceci a été causé par une simple erreur de sauvegarde de la part de Blogger suivie d'un manque de connaissance et d'un oubli d'informations essentielles.
2- Parano: On m'en a tellement voulu suite à mon dernier article qu'on aurait jugé de "vulgaire" (qui donc?) que l'on m'a punie en me trafiquant mon blog pour que je puisse plus y accéder sans repartir à zéro.
3- Patriotisss: Les zamaricains sont compliqués... on y comprend rien à leur système. Me semble qu'y aurait une manière de faire ça plus simple.
4- Spirituelle: Il y a une raison à toute chose et peut-être est-ce la seule façon que dieu a trouvé pour me décoller de mon blog pour quelques jours.


Bref, quoiqu'il en soit, grâce à un tout petit click complètement au "hazard" (on dit que "hazard" est le surnom que se donne dieu pour garder son anonymat), me voici donc de retour dans mon blog chéri et, je suis fort boucou heureuse de cela puisque, vous remarquerez, j'y ajoute des choses un peu plus perso depuis la semaine dernière... .  Je crois avoir enfin trouvé une façon à moi, très créative, de me dire... dans mon language kinesthésique à moi.

January 19, 2011

La vie c'est comme...

On sous estime beaucoup le besoin primaire d'aller déféquer... les animaux qui ont croisé ma vie m'ont beaucoup appris sur le sujet... bien simplet en apparence mais ô combien crucial!
Japanese lucky charm
Tout d'abord, la merde sert à nourrir et à protéger nos jardins, nos potagers, nos champs... notre agriculture.
Secondo, imaginez une journée constipée... bon, pas agréable vous dites mais pas si grave... alors imaginez-en deux... puis trois... puis quatre jours sans aller vous libérer... . 
Et pourtant, les médicaments contre la constipation sont l'objet d'intérêt de plusieurs compagnies pharmaceutiques qui savent bien qu'il y a beaucoup de pognon à faire avec toute cette merde!
Quoi de plus agréable que de trouver (enfin) une toilette alors que nos tripes nous torturent de douleur tant elles nous pressaient d'en extérioriser leur contenu. Et que dire de la presque jouissance que nous en retirons une fois le trône assiégé!
J'ai souvent eu l'occasion de témoigner de la défécation de mes animaux peu timides pour constater à maintes reprise leur soudaine explosion d'énergie une fois la chose faite... comme si trop heureux d'être libérés, ils devaient entreprendre compulsivement une course contre eux-mêmes.  Je les vis très souvent courir en poussant un petit gloussement de joie... je pourrais jurer entendre un "wowrrr" de la bouche de notre Blanche quand elle sort d'un long séjour dans sa litière... peu après, mon nez confirme bien la théorie.


La marde est devenue pour moi une sorte de point de repère pour la vie. Je parle depuis des années de la simplicité et de la nécessité qu'est le geste de déféquer... ne sollicitant pas de combat intérieur, pas de jugement de valeur, pas d'indécision sur le geste à poser, pas d'inquiétude sur la nécessité du besoin à combler, pas de hiérarchie puisque tout le monde doit en venir à "ça".  
Le sentiment se manifestant intérieurement, nous répondons simplement au besoin primaire sans nous soucier du processus ou de son résultat;  fusse-t'il mal-odorant, incomplet, trop pâle ou trop mou.


Et si la vie c'était justement ça:  attendre que le besoin intérieur se manifeste (physique, spirituel, mental, social, affectif...), puis y répondre comme ça monte tout simplement.
Oh!  J'entends déjà certains me répondre "ça fait dont bin simple ton affaire"... 
Bin oui... c'est simple. Certains ont même trouvé le moyen d'en rire.
Et si la vie était faite pour être simple: ça rentre différemment de ce qu'on pense, ça se transforme, ça nous gonfle par boutte, ça s'accumule parfois, ça nous arrête un moment pour prendre soin de notre besoin, ça nous handicape quand on y parvient pas, ça nous fait chier royalement, ça passe, ça nous libère, ça nous donne l'impression de renaître... et puis, ça recommence. 


  

January 17, 2011

J'me sens rose...

Chui allée au gym aujourd'hui... non, non... attendez avant de m'dire que chui bonne... chui pas allée bin bin longtemps parce que j'ai que 45 minutes de lunch au travail... faut tout de même que j'bouffe et que j'aille au ti-coin... avant et après.
Bref, j'ai le privilège d'avoir un gym privé et gratosss à ma disposition 24/24 dans la bâtisse de mon employeur!
Je m'y suis donc rendue (enfin) aujourd'hui mais j'en ai pas fais de cas... j'en ai parlé à personne comme je faisais avant... à part l'avoir mentionné 2 fois comme ça en passant à des collègues qui se demandaient pourquoi j'avais pas eu le temps de bien manger pendant mon lunch...
Alors, même s'il y avait un beau grand monsieur intimidant qui se pompait ses beaux ti bras... jé pas pris ça comme excuse pour prendre les jambes à mon cou en me disant que j'aurais l'air d'un éléphant rose (mon chandail était rose pétant) qui court après le bus... Non madame!  J'ai fais ma courageuse, je l'ai salué de mon plus beau sourire et j'ai commencé à me préparer pour ma tite session de "treadmill"... il s'en alla peu après de toute façon, ce qui me soulagea un brin, donnant ainsi toute liberté à mes proéminences de se manifester comme bon leur sembleraient pendant soubresauts de mon exercice.
Je montais le son de la musique, m'installais, puis commença.


Pour finir, j'ai fais 22 minutes de marche rapide pendant mon lunch aujourd'hui pour une première fois;  et si je vous l'écris, c'est pour faire chier ma tête de perfessionisss qui ne cesse de vouloir me saboter en me manifestant sa grande déception de ne pas m'avoir vue courir un marathon ce midi!  Quelle tare celle-là...

Bref, 22 minutes plus tard, en vrai, mon coeur était content et mon corps ne se pouvait plus parait-il puisque mes collègues m'ont qualifiée d'hyper-active à quelques reprises sans savoir que ma petite session de marche, si courte fut-elle, était la cause de mon surplus d'énergie.  


J'aimerais bien que ce soit le début d'un mode de vie physique hyper santé... genre jogging, végétarisme, yoga, le Plateau... parce que j'ai remarqué que la concentration de gens zen se tient au Plateau Mont-Royal c'est que je n'y vais plus trop depuis que je me suis dévergondée).


Bref, sans vouloir pour autant me bourrer d'attentes et de contraintes, je souhaite simplement que ceci me mène vers une meilleure santé à tous niveaux. C'est bien connu que l'exercice est un anti-dépresseur naturel. We shall see... 
En attendant, si vous me voyez, m'en parlez pas... ça porte malheur!



January 16, 2011

Fuir ou ne pas fuir...

Il me semble que j'aurais un méchant clean-up à faire... en commençant par jeter des tas de trucs qui m'ont suivie au cours de mes 33 déménagements.  Je pourrais jeter toutes ces photos que je ne regarde jamais, ces journaux intimes qui ne témoignent que de choses qu'il vaille mieux oublier.  
Je pourrais jeter tous ces vêtements de tailles 9 à ma dernière taille qui ne cessent de me rappeler leur inutilité face à ce qui est et mon impuissance devant ce qui n'est pas.
Je pourrais (pour de vrai cette fois) envoyer aux personnes concernées toutes ces photos, ces lettres écrites et reçues que j'ai gardées comme une gardienne de prison.
Je pourrais aussi faire un tri dans toute ma paperasse dont l'accumulation est devenue un gros amas de surprises repoussant... je pourrais y trouver des comptes à payer...
Je pourrais surtout mettre des barres sur des "t", des points sur des "i", des queues sur des culs... mais en toute vérité, j'sais pas si je pourrais.  Il me semble que sur ce point en particulier, je passerais plutôt mon tour pour plutôt jeter mon dévolu sur quelque chose de plus passionnant... comme de bitcher contre "les zamaricains", les narcissiques qui se foutent de l'environnement, les 29 heures d'attente à l'urgence de l'hosto de Maisonneuve, ceux qui mangent en aspirant leur soupe à 81 décibels ou contre les tripèdes en bagnole gelés à la testostérone qui nous imposent leur musique sans fond.  Comment elles font ces nanas pour tomber pour des mecs aussi insécures d'ailleurs...
Bref...
On dit que nettoyer son extérieur c'est toucher au besoin de nettoyer son intérieur... faudrait alors que j'ouvre les fenêtres de mes yeux puis la porte de mon coeur, pour aérer un peu... ça sent le renfermé je crois.  Et puis, en parlant d'aérer, faudrait bien que je flush le reste de marde qui s'est accumulée depuis la mort de mon Sidney.  Ça m'prendrait peut-être une femme de ménage pour m'aider à épousseter toute cette poussière qui m'empêche d'y voir clair dans tout mon bardas.  Ça me donnerait une occasion de jeter quelques trucs que je gardais par attachement inutile ou je ne sais trop...
Si mon corps est un temple, y'a pas eu grand vénération de sa prêtresse car mes mûrs sont délabrés, mon hôtel déserté, mes vitraux encrassés... j'aurais besoin de faire reluire tout ça... à me voir la baraque, on croirait pas qu'on y trouverait du divin là-d'dans.
Si on fait son ménage du printemps au printemps, je devrai devancer la saison pour débuter le mien qui risque de durer jusqu'au prochain si je me fie à mon estimé... pffffffff... bon, ou ai-je mis mes guenilles, mon balai et ma javel?



January 14, 2011

Choisir pour se choisir...


Dans ma vie, j'ai souvent été au delà de mes désirs profonds pour quelques miettes d'amour illusoire... quitte à diviniser, à romanticiser ou/et sexualiser l'autre.
Je l'ai fais avec des gens pas mon genre, pas mon goût, pas mon calibre, pas de mes valeurs, pas bienveillants... des hommes, des femmes, des enfants, des animaux, des voisins, des collègues, des passants...
J'ai accepté des amitiés, des amourettes, des amantures, des relations pas claires... juste pour avoir ce sentiment d'être belle, bonne et aimable...
J'ai posé des gestes, j'ai eu des comportements qui ne me ressemblaient pas pour appartenir, pour ne pas être exclue, rejetée ou abandonnée...
Certaines de ces expériences j'ai aimées...
mais elles ont dû prendre fin car elles n'étaient pas moi, elles ne reflétaient pas MA vérité.  
Leur fin a été simple car l'évidence de MA vérité était devenue vitale pour mon mieux-être. Il n'y a donc pas eu besoin de conflit, ni de culpabilité pour mettre fin à ce qui n'était pas MA vérité. Pour le reste, mon dieu d'amour a fait à ma place ce que je n'arrivais pas à accomplir moi-même... dans la douceur et l'acceptation de l'évidence.
J'en suis venue à croire que l'être humain doit se choisir tout au long de sa vie: choisir son genre, son style, son appartenance, son rang, ses valeurs, ses désirs, ses passions, ses directions de vie, ses carrières, ses amis, ses amours, ses plaisirs, ses batailles, sa famille, sa communauté, son dieu... pour se choisir, on doit se regarder, s'écouter, ressentir, essayer, se tromper, tomber, se relever, se dire, se redire, s'affirmer, se protéger, se nommer, prendre sa place (celle qui nous revient de droit, pas celle des autres)... .
Comment dire "je n'aime pas" ou "je ne veux/peux pas" quand je ne m'y suis jamais ouvert?  
Se choisir c'est accepter que tout ce qui est sur ma route est là pour mon expérience de vie. Tout est à ma disposition pour me comprendre, me connaitre, m'apprendre, m'aimer sans aucune condition, me dépasser au delà des limites imposées... rien de plus, rien de moins... ainsi, je peux désormais cesser de vivre ma vie selon des étiquettes comme les "correct" et "pas correct", "bien" ou "mal", "tu devrais" et "il faut"... car nul ne connait la fin de chaque expérience pour chacun d'entre nous.
Ma belle Annie Chou-fleur me rappelle souvent que: "y'a pas d'conflit, le conflit est toujours dans notre tête"... j'aime bien ce nouveau mantra... il revient un peu à dire que "tout part toujours de soi et que tout revient toujours à soi".  
En somme, nul n'a le pouvoir de me choisir à ma place... à moins que je ne le lui donne.
Peu importe les choix que je fais dans ma journée, avec qui et comment... je serai éventuellement forcée par la vie à revenir à moi, à MA vérité intérieure. Prendrai-je l'opportunité que la vie m'envoie de me faire face lorsque cela se présentera ou choisirai-je de reporter la chose en prenant la fuite du moment... là est toujours la question à laquelle je dois répondre à chaque fois que la vie me demande de (me) choisir.
Vivre, c'est se vivre. Se vivre, c'est rester dans l'inconfort intérieur et attendre qu'il passe, sachant que son confort se trouve tout juste de l'autre côté.


January 11, 2011

Mange prie aime...

J'ai rêvé que je vous parlais de mon trouble alimentaire (ça fait joli comme expression comparativement à d'autres).  On nous bombarde de pub d'abonnements aux gyms, de ventes de machines-à-suer de toutes sortes, celles qui se rangent sous le lit, celles qui mesure toute l'eau perdue pendant le calvaire... tout de même, on voit un peu moins d'harcèlement pour joindre des régimes-minceur toutefois... faut croire que les régimes sont de moins en moins aimés maintenant qu'on connait leur vérité!
Bref, n'en reste pas moins que j'en entends plusieurs parler de leur régime-santé (faut préciser maintenant) en cette période de l'année;  d'autres ont pris de bonnes résolutions... et d'autres comme moi savent, pour l'avoir appris "the hard way", que toute cette histoire est bien plus complexe et profonde qu'une simple question de volonté et de détermination... ce qui explique que les diètes ne fonctionnent que le temps du sentiment de contrôle.
Considérant que nous devons tous manger pour survivre et que nous sommes constamment sollicités de tous bords tous côtés pour "survivre à l'os"... il est difficile pour moi de croire que je puisse être capable de résister à chaque pub, chaque offre, chaque service, chaque insistance, chaque repas social, chaque déjeuner d'affaire, chaque senteur, chaque couleur, chaque recette, chaque occasion festive, chaque "craving" mens(tr)uel, chaque souvenir alimentaire... pour le reste de ma vie!
Certains ne comprennent pas ce besoin de manger trop ou mal ou sans arrêt... je vous avouerais que moi non plus!  
Ce que je peux dire toutefois est qu'à l'âge de 5-7 ans, j'avais déjà des comportements bizarres face à ce que je mettais dans ma bouche.  Je me souviens d'avoir bu des litres et des litres de vinaigre blanc en buvant à même le goulot du bidon de vinaigre en cachette de mes parents chaque fois qu'ils avaient le dos tourné... jusqu'au jour ou, ayant trop poussé la dose, l'estomac se mit à riposter douloureusement.  Terrorisée, j'implorais le dieu de mon époque de me guérir sur le champ contre ma promesse de ne plus jamais y succomber.  Je tins promesse et ne retouchais plus jamais à cette substance pour laquelle j'ai aujourd'hui une sincère aversion (sauf pour nettoyer mes vitres, enlever le calcaire de ma bouilloire ou les odeurs d'urine de mes chiens).
Toutefois, si je tins ma promesse, je trouvais vite un autre intérêt franchement plus alléchant chez ma Mamie qui me confectionnait avec plaisir (j'étais sa meilleure fan) les plats français les plus excitants que je n'ai jamais mangé de ma vie (à ce jour): quenelles dans la sauce tomates, hachis parmentier, saucisson Lyonais, salade russe, croissants, baguettes, tartines de beurre soupoudrées de Nestlé, mousse au chocolat, tarte tatin, religieuses, gratin au gruyère, meringues, crêpes suzette, bugnes, cerises au marasquin, vin de chaton, chocolat noir, glaces et sorbets... mmm... .


Bref, pour en revenir à aujourd'hui (avant de baver sur mon clavier)... si Mamie ne me fait plus ses petits plats bourrés d'amour et de talent, j'en suis arrivée à un stade ou aucune résolution, aucune promesse, aucune diète, aucun contrôle, aucun souhait... ne saurait cesser cette relation malsaine amour-haine que j'ai avec mon sucre et mes féculents. 


Ça va me prendre un méchant miracle!


Si je m'attarde sur les bienfaits de les manger versus les conséquences, je vous dirais que le plaisir n'y est plus.  Il est temps pour moi de me choisir autrement, de faire autre chose avec mes émotions et mes hormones.
Si nous entendons beaucoup parler des diètes idéales, des régimes-santé, des corps à envier, des privations à respecter, des solutions rapides... j'entends très peu parler des hommes, femmes et enfants qui souffrent intérieurement de leur relation malsaine avec leur boustifaille.  Comment vraiment trouver la solution si le problème est perçu comme physique et mental seulement?  Je n'ai plus envie de traiter les symptômes... soit j'accepte d'avoir ce "handicap" et je cesse de m'attendre à être "normale" (si telle chose existe) un jour ou alors, je trouve une fois pour toute un remède à la vraie cause, au risque d'y perdre quelques points de repères confortables.
Alors.. à ceux et ceuzes qui croyez au pouvoir de l'intention pour quelqu'un, de la pensée ou de la prière... je vous demande une 'tite pensée, une intention ou une prière pour moi, ainsi que pour tous ceux et celles qui recherchent une libération face à un besoin de fuite à travers la dépendance à la bouffe, au sucre, aux féculents, au sel, aux protéines en poudre, au gras, aux munchies, aux crunchies, au chocolat, au junk-food, au coke, à la bière, aux cochoneries, aux restaurants, à la perfection physique, à l'argent, aux gratteux, aux stéroides, au gym, aux diètes, au travail, aux achats, à la télé, au sexe, à la violence, à la colère, au gossip, à l'autre, à l'isolement, à la drogue, aux médicaments, à la réussite,... .
                         Merci.



January 08, 2011

Faire une erreur n'est pas en être une.

Il y a de ces erreurs qui peuvent être évitées et celles que la vie nous envoie et qui me font me questionner à savoir si elles ne font pas partie d'un plan divin...


On m'a raconté il y a bien des années, l'histoire d'une femme qui devait se rendre à Paris pour affaire et qui se retrouva sans siège pour le vol qu'elle avait réservé par survente de sièges.
Cette femme d'affaire fut tellement enragée qu'on décida de demander aux passagers déjà à leur siège si quelqu'un aurait l'amabilité de céder son siège en échange d'un repas et d'une chambre d'hotel à l'aéoroport jusqu'au prochain vol.
Un vieil homme se leva.  Dit en sortant qu'il n'était pas pressé, qu'il pouvait bien se sacrifier pour que tout retourne dans l'ordre.
L'enragée pris sa place et l'avion pu enfin décoller.
Au dessus de l'Atlantique, quelques heures plus tard, l'avion s'écrasa.
Il n'y eu aucun survivant.

Qui des deux a suivi son destin?  Qui a commis une erreur dans le sien?  
Et si l'erreur était un cadeau mal enveloppé... soit une catastrophe évitée ou une opportunité pour quelqu'un d'autre de s'épanouir?
Je ne sais pas si cette histoire est véridique mais elle a certainement contribué à une grande compréhension de ce qu'est une "erreur" pour moi.


Bien sûr, il y a de ces gens perfectionnistes à l'os qui brandissent leur drapeau de culpabilité à tous vents, qui jugent et qui accusent (j'en suis aussi)... je me questionne sur nos capacités d'accepter nos erreurs et imperfections... à moins que nous ne passons notre temps à nous convaincre à tout prix que nous n'en faisons jamais.
L'erreur n'est vraiment pas populaire chez l'être humain, nous n'avons qu'à vraiment regarder jusqu'ou nous allons pour cacher, masquer, enrayer, détruire, nier nos erreurs.  Toute la mondialisation esthétique est basée sur cette foutue quête inatteignable de la perfection.


Pour ma part, si l'erreur est humaine, je suis plus humaine que la moyenne et si dieu avait voulu que je sois sans erreur, il l'aurait inclus dans sa création. Parfois, il me faut juste accepter mon erreur et les conséquences et dividendes qu'elle catalise.  Parfois, il me faut me pardonner.
Au cas ou je ne le puis, je me rappelle de temps à autre ce mantra que je me suis inventé:  "Tout est parfaitement imparfait ou alors imparfaitement parfait".
Toujours.


January 07, 2011

Chuuuuut...

La paix intérieure
Le silence
Le calme
Taire le bruit intérieur
Choisir ses combats
Abandonner pour mieux gagner
S'incliner devant ses impuissances
Fermer les yeux
Faire le vide dans sa tête
Ne rien penser
Ne rien faire pour voir être
Prier pour l'autre qui lèse
Envoyer de l'amour dans le monde
Méditer
Respirer jusqu'au bas ventre
Expirer sa lourdeur

Calme, paix, silence... 
Retourner en soi pour mieux être avec les autres.

Sentir la légèreté
Ressentir la liberté


January 06, 2011

Non! NoN! NON!

Quossé qui fait qu'on préfère se dire "non" à soi plutôt qu'aux autres?   
Pour quossé faire que je peux facilement dire "oui" à tout l'monde mais que j'ai peine à me l'dire à moi-même? Jusqu'ou dois-je aller pour me rendre compte que "non" n'est pas une arme à feu mais bien une expression d'une limite et/ou d'un besoin propre à moi-même? Quossé que ça a rapport avec moé que l'autre réagisse de façon egocentrique ou manipulatrice en me partageant ou en m'imposant son sentiment de persécution?
Non!
Ça va faire le lichage d'ego!
Non!
À bas l'abus mental!
Non!
Ça va faire l'éducation à la catho!
Non bon! 
Fini la peur du rejet!
J'ai dit "non"!
Est-ce que c'est clair? comme dirait ma Annie Choufleur.  Et pis, tant pis pour l'autre: j'ai les mêmes droits aux "oui" que j'accorde si facilement et généreusement aux autres.
Merci Manunu!
Dois-je absolument faire plaisir à l'autre à mon propre détriment? Si "charité bien ordonnée commence par soi-même" ça va faire les sacrifices qui paraissent bin... parce qu'au boutte du compte, qui c'est qui paye la note, hein?  
Heeeeeeeell no!
Chui pas responsable des réactions des autres,j'ai assez d'misère à être responsable des miennes.  Si les opportunistes, les persécutés, les imposants, les contrôlants et les parasites courent les rues, le meilleur remède est un bon p'tit "non" bin bin clair...  sans aucune obligation d'expliquer, de justifier, de s'excuser, de se sentir coupable ou honteuse. Noway Hozay
Ça donnera d'ailleurs à l'autre une belle opportunité de se regarder et, si yé pas trop crosseur, de travailler sur lui-même... puisque "tout part de soi et que tout revient ultimement à soi".



YESTERDAY'S...