After years of not being part of my own life, I taste hope again. Hope of becoming the second creator of my own life. Hope of being the best I can be.
Making sense of these past years of disconnection with myself. Finding a story worth recovering from... within.
Aspiring to living and letting go of the surviving. No resistance... Saying "yes" to uncertainty regardless... knowing that I will be carried through the experiences, no matter what.
I sayyesto a new life... yes to my potential.
I trust that even my fears will not stop what is to come. I trust that whatever I feel is coming, it is all well... even if it might be painful for a while.
Pas évident de se dire... encore moins de dire les vraies affaires: les défis, les défaites, les peurs, les secrets, les trahisons, les rejets, les impuissances, les attentes, les déceptions, les peines, les regrets, les hontes, les culpabilités, les comportements destructeurs, les blessures passées, les souvenirs réprimés, les sentiments d'imposteur, les pensées grises et les idées noires, les limites, les besoins, les différences d'opinion ou de valeurs...
Pas évident...
Et pourtant... ne pas se dire c'est la maladi(r)e qui commence sournoisement, subtilement... nourrie par le besoin d'appartenir, de plaire, d'être aimé, d'être reconnu, valorisé, d'être unique... .
Comme un cancer du silence, la maladi(r)e nous envahie jusqu'à nous déformer de nous-mêmes; jusqu'au jour ou nous ne nous souvenons plus qui nous étions, ce que nous croyions et ce dont nous rêvions.
Voici le mal social dont j'essaie de me défaire sans relâche à chaque fois que je me dis vraiment authentiquement... au risque d'être perçue comme une faible ou une dérangée. Je ne m'accroche pas beaucoup aux résultats de mes dires mais plutôt à la libération qu'ils me procurent inmanquablement. Quelle joie d'avoir à ma disposition des tas de gens dignes de confiance à qui je peux dire ce qui monte, sans pré-avis ni préparation.
Voici aujourd'hui qui j'attire dans ma vie, sans effort, car ceux qui ne reconnaissent pas ou ne partagent pas mes valeurs, ne restent pas dans mes parages.
Ça y est. Je suis prête... du moins, je crois. Je suis prête à changer les choses que je peux afin d'atteindre une qualité de vie qui me ressemble enfin. Je veux réaliser des rêves qui tardent à se réaliser... ralentis par la peur, le manque de confiance et d'estime. Je veux être utile à d'autres et cesser de perdre du temps précieux sur mon obsession du perfectionisme et sur le spectacle de mon nombril caverneux. Je veux vivre une vie qui soit à l'unison avec ce que je crois, ce que je pense, ce que je dis, ce que je fais. Je veux pratiquer vivre ma vie dans le respect de moi-même à tous niveaux: corps, coeur, âme et tête. Je veux incorporer le plaisir à ma vie... non pas celui qui se trouve dans la fuite, le temps d'une consommation... je veux ce plaisir qui reste perché sur l'épaule, toujours prêt à participer. Je veux vivre ma vie... malgré tous les malgrés des autres. Ne mettant plus leurs priorités devant les miennes. Ne prenant plus soin de leurs besoins au détriment des miens. N'excusant plus mes limites, mes désirs, mes choix... .
J'ai gagné une cause qui me tenait à coeur depuis plus de deux ans. Mais je n'ai pas poursuivi cette cause par besoin de gagner mais par besoin de me dire, de prendre ma place. Je sentais que sans nécessairement avoir raison, j'avais un apport important à amener devant les grands de la grande.
Malgré les premiers refus; puis ensuite, malgré la jurisprudence qui ne pesait pas très lourd de mon côté, j'ai persévéré dans ce que je sentais au fond de moi être ma vérité et par respect pour moi, j'ai poursuivi mon chemin vers prendre ma place et me faire entendre.
Je ne l'ai pas pas fait seule d'ailleurs... en fait, fusse-t'il été de moi-même, je n'aurais pu y mettre tout le temps et le stress que cela implique pour parvenir à la fin. Merci à ma représentante qui, malgré tous les malgrés, y a cru assez pour m'encourager, me soutenir, m'accompagner et me défendre.
En attendant la décision, qui devait être la dernière, j'ai abandonné le résultat à la vie, me préparant possiblement à vivre une injustice financière qu'impliquerait un refus final. Aucun ressentiment, aucun regret, aucune attente. J'avais pris ma place et je m'étais exprimée. J'avais pour ma part déjà gagné.
Merci mon dieu pour cette leçon de vie qui m'apprend que le but de gagner est souvent décevant - éventuellement - si celui-ci dépend de l'extérieur de moi-même. N'ayant entretenu aucune attente, la décision en ma faveur ne m'a pas éloignée de ma paix intérieure, me gardant humble et reconnaissante simplement.
Je n'arrive pas à dormir. Entre mes reniflements, mes quintes de toux et mes éternuements, je laisse mes pensées vaguer sans (pour une fois) les diriger.
Assise dans mon lit, je me rappelle de la visite récente de ma soeur à une exposition ou se trouve une de mes oeuvres. Je revois son sourire, son positivisme, son intérêt sincère. Je me rappelle sa beauté, sa simplicité, son humour...
Puis je pense à cette session de photos ensuite, sous un superbe ciel bleu ensoleillé, à laquelle elle s'est gentiment prêtée et pour laquelle elle s'était même un peu préparée.
Pour moi...
Ces pensées me jetèrent soudainement devant une grande constatation: ma soeur, malgré tous les malgrés, still shows-up in my life!
Alors que des amis viennent et vont, alors que nous n'avons pas une relation de soeurs-siamoises, alors que notre relation semblait lointaine, fragile, détachée... she just shows up!
Et moi qui ai toujours cherché "LA" preuve d'amour que serait certainement une relation de soeurs fusionelles. Mais je prends conscience que je suis devant un genre d'amour que je ne saisissais pas auparavant. Comment ne pas avoir vu avant cette nuit, à travers sa présence dans ma vie, sa bienveillance et son désir sincère pour mon bonheur... . Je n'ai pour excuse immédiate que mon fidel perfectionisme et mon egocentrisme... car je ne suis pas sûre d'avoir fait preuve de la même bienveillance à son égard, possiblement trop distraite par l'envie, la comparaison et la jalousie. Eh oui, j'en suis.
Sachez désormais que ma soeur est une femme d'une beauté intérieure égale à sa beauté extérieure. Lorsque je la regarde du coin de l'oeil, je suis honorée de l'avoir dans ma vie. Je n'ai pas toujours pu l'être auparavant, et je souhaiterais changer cela... peu importe comment.
J'ose espérer que cette prise de conscience ne pourra qu'apporter du plus dans ma vie... peut-être est-ce là une belle opportunité que dieu m'envoie de laisser aller des ressentiments génétiques et de regarder cette femme qui me ressemble, dit-on, avec un oeil nouveau d'être humain.
Je ne serai jamais la médecin, la juge ou l'avocate des rêves non-réalisés du père. Je ne serai jamais la femme que le père aurait voulu aimer. Je ne serai jamais un flambeau de famille, celui que l'on porte fièrement aux yeux de tous pour sauver la face. Je n'aurai jamais le corps de mes soeurs, l'abondance du frère, la blancheur et la chevelure de la princesse du père. Je ne serai jamais une femme, une fille, une citoyenne, une employée complaisante, douce et soumise. Je ne pourrai jamais investir toute ma vie dans une chose, une personne ou une croyance au détriment de moi-même. Je ne pourrai jamais donner tout ce que je suis par allégeance ou par besoin d'appartenance. Je ne pourrais jamais complètement être celle qui se tait, qui oublie ou qui fait semblant; celle qui dirait "oui" pour acheter la paix. Je ne pourrais jamais accepter l'injustice. Je ne pourrais jamais accepter la vérité d'une majorité comme étant celle de tous. Je ne pourrais pas jurer d'une vérité, même de la mienne. Le doute est mon gage de mon humilité.
Je ne m'effacerai pas pour éviter de déranger. J'existe. J'existe pour chercher, trouver, apprendre, créer et transformer. Je suis née pour réaliser une mission au delà des yeux des Hommes. Je suis née pour donner et recevoir dans chaque expérience humaine présentée à moi. Je suis née avec un talent, un don ou une passion pour le courage, la parole, l'écriture, la créativité, la sympathie, l'amour, l'accueil, l'écoute, le partage, la force, la sagesse. Je suis née pour donner à la vie quotidienne, une épice spirituelle et ainsi offrir mon expérience et mon espoir. Je suis née pour que se manifeste autour de moi la preuve d'une force divine extraordinaire. Je suis née pour rendre notre monde un peu meilleur.
Rien ni personne ne peut retirer de moi ma flamme: pas mon passé ni celui des autres, des communautés ni du monde; pas mon présent plein de doutes et de quêtes, ni même le futur incertain.
Je me demande souvent ce que seraient les films si on en retirait leur drame puis à leurs vedettes, leur importance... que serait un film si la vedette était une madame tout le monde... que serait un thriller si on en retirait la peur et qu'on y mettait de la confiance à la place... que serait une comédie si on y remplaçait le rire par l'accueil... un roman-savon sans son émoustillant... et une fin banale? Que seraient nos relations amoureuses si on en retirait la séduction, la jalousie, la vengeance, la comparaison, les attentes, les non-dits, les devinettes, la fuite, les rêveries...? Et nos amitiés si on leur enlevait l'évitement, les commérages, les jugements, les rejets, les trahisons, les appartenances...? Et moi, que serait donc ma vie si tout était vécu dans le détâchement, le discernement, le calme et la confiance, un moment présent à la file de l'autre? Mmm... ma réponse spontanément est de dire que ce serait probablement bin bin plate... mais à bien y penser, toutes ces dramatisations m'ont coûté en quarante-trois années plus cher que les plaisirs qu'elles m'ont apportés!
S'il est vrai qu'une personne sans vécu n'a pas d'histoire... une personne qui a vaincu donne de l'espoir. Je pense à Gandhi, Toussaint Louverture, Mère Teresa, Martin Luther King Jr.,Malcom X,Sidney Poitiers,Stephen Bico,Mandela et tant d'autres... tous ont vécu une histoire dramatique; et pourtant ce qui les diffère de la masse est qu'ils n'ont pas succombé au drame de leur condition pourtant bien réel et ont pu plutôt investir cette énergie récupérée dans des actions qui ont changé la grande Histoire des Hommes.
En pensant à leur courage d'assumer leur vie à chaque instant, à chaque défi, chaque injustice, devant chaque refus et barrière, je constate alors mon propre egocentrisme. Je suis forcée de me questionner sur la réalité de mon "drame" qui se dégonfle aussitôt que je m'attarde sur mes "chances", mes dividendes, mes bénédictions, mes talents, mes acquis... . Il est clair que si je désire plus de calme et de paix intérieure dans ma vie (n'ayant plus le stamina pour produire et jouer dans mon propre roman-savon), je dois trouver une façon de quasi-banaliser ma vie. Je réalise profondément que ma grande déficience est mon manque de reconnaissance pour ce que j'ai, ce que je suis devenue, ceux qui m'y ont conduite et les ressources dont j'ai pu profiter... car il est tellement vrai qu'il y a toujours pire que soi.
J'ai tellement fais confiance dans ma vie... jusqu'à en perdre des milliers de dollars, la confiance en moi, ma dignité, ma réputation, la santé et la raison! J'ai cru en des gens qui m'ont promis de prendre soin de moi, de m'aimer, de me respecter et de ne jamais m'abandonner... alors que je ne pouvais le faire pour moi-même. J'ai investis dans des relations croyant dur comme fer qu'elles dureraient toujours. On m'a menti, accusée, manipulée, trompée, jugée, trahie, comparée, abandonnée, rejetée, condamnée et lésée... et je l'ai aussi fais à d'autres.
Un jour, seule devant mon mal être et mon incapacité à me vivre... j'ai cherché en vain une puissance humaine qui pourrait, ne serait-ce qu'un instant, me libérer de tout mon fardeau intérieur.
Désespérée... je me suis levée les yeux vers le haut et j'ai imploré au ciel pour qu'une solution se présente enfin. Ce jour-là se produisit une grande et profonde libération: je compris désormais l'importance vitale de croire en quelque chose de plus grand, de plus puissant, de plus omniprésent et omniscient que l'être humain. Depuis, j'ai beaucoup de plaisir avec les êtres humains ne ressentant plus ce même besoin qu'ils ne me déçoivent jamais. J'ai pardonné à beaucoup et je parviens maintenant à me pardonner plus facilement des gestes négatifs, destructifs et toxiques du passé et ainsi que des mécanismes de survie persistants. Ouf... Ma vie est tellement plus légère et agréable ainsi puisque j'ai intégré maintenant l'idée que les regards et les comportements des autres ne m'appartiennent plus désormais. Je suis donc, moi aussi, libre d'être un être humain... parfaitement imparfaite et imparfaitement parfaite. Après tout, si dieu avait voulu que les humains soient autrement... il les auraient fait autrement, non?
Merci à mon arrière grand-mère adoptive,Grand-mère Moulin, la seule femme de qui je me suis sentie aimée telle que j'étais enfante, avec ma curiosité, mon imaginaire,ma vivacité et ma sensibilité;et qui,par sa tendresse, sa douceur, sa patience, son amour ainsi que nos longs moments seules dans les bras l'une de l'autre à parler, à conter, à questionner... m'a légué l'amour des rides et des cheveux blancs.
Grand-mère Moulin, même si j'étais très jeune, je n'ai jamais oublié ton visage avec tes "rides de soleil" et tes cheveux blancs et doux, ainsi que ces secrets et ces histoires que tu m'as contés. Si je n'ai jamais eu ces deux bijoux que tu me réservais, je n'en ai jamais eu besoin pour me rappeler de toi tel un mantra en image. Je ne t'ai jamais dit combien ton amour m'a tellement manqué depuis ton décès, mais ô combien celui-ci, si jeune étais-je en apparence, m'a portée et nourrie intérieurement jusqu'ici. De là ou tu es, entends ma reconnaissance pour ton passage dans ma vie d'enfant et ton message dans ma vie de femme; et que chaque cheveux gris, chaque ride que j'acquiers... témoigne de l'héritage affectif que tu m'as si généreusement légué.