January 14, 2011

Choisir pour se choisir...


Dans ma vie, j'ai souvent été au delà de mes désirs profonds pour quelques miettes d'amour illusoire... quitte à diviniser, à romanticiser ou/et sexualiser l'autre.
Je l'ai fais avec des gens pas mon genre, pas mon goût, pas mon calibre, pas de mes valeurs, pas bienveillants... des hommes, des femmes, des enfants, des animaux, des voisins, des collègues, des passants...
J'ai accepté des amitiés, des amourettes, des amantures, des relations pas claires... juste pour avoir ce sentiment d'être belle, bonne et aimable...
J'ai posé des gestes, j'ai eu des comportements qui ne me ressemblaient pas pour appartenir, pour ne pas être exclue, rejetée ou abandonnée...
Certaines de ces expériences j'ai aimées...
mais elles ont dû prendre fin car elles n'étaient pas moi, elles ne reflétaient pas MA vérité.  
Leur fin a été simple car l'évidence de MA vérité était devenue vitale pour mon mieux-être. Il n'y a donc pas eu besoin de conflit, ni de culpabilité pour mettre fin à ce qui n'était pas MA vérité. Pour le reste, mon dieu d'amour a fait à ma place ce que je n'arrivais pas à accomplir moi-même... dans la douceur et l'acceptation de l'évidence.
J'en suis venue à croire que l'être humain doit se choisir tout au long de sa vie: choisir son genre, son style, son appartenance, son rang, ses valeurs, ses désirs, ses passions, ses directions de vie, ses carrières, ses amis, ses amours, ses plaisirs, ses batailles, sa famille, sa communauté, son dieu... pour se choisir, on doit se regarder, s'écouter, ressentir, essayer, se tromper, tomber, se relever, se dire, se redire, s'affirmer, se protéger, se nommer, prendre sa place (celle qui nous revient de droit, pas celle des autres)... .
Comment dire "je n'aime pas" ou "je ne veux/peux pas" quand je ne m'y suis jamais ouvert?  
Se choisir c'est accepter que tout ce qui est sur ma route est là pour mon expérience de vie. Tout est à ma disposition pour me comprendre, me connaitre, m'apprendre, m'aimer sans aucune condition, me dépasser au delà des limites imposées... rien de plus, rien de moins... ainsi, je peux désormais cesser de vivre ma vie selon des étiquettes comme les "correct" et "pas correct", "bien" ou "mal", "tu devrais" et "il faut"... car nul ne connait la fin de chaque expérience pour chacun d'entre nous.
Ma belle Annie Chou-fleur me rappelle souvent que: "y'a pas d'conflit, le conflit est toujours dans notre tête"... j'aime bien ce nouveau mantra... il revient un peu à dire que "tout part toujours de soi et que tout revient toujours à soi".  
En somme, nul n'a le pouvoir de me choisir à ma place... à moins que je ne le lui donne.
Peu importe les choix que je fais dans ma journée, avec qui et comment... je serai éventuellement forcée par la vie à revenir à moi, à MA vérité intérieure. Prendrai-je l'opportunité que la vie m'envoie de me faire face lorsque cela se présentera ou choisirai-je de reporter la chose en prenant la fuite du moment... là est toujours la question à laquelle je dois répondre à chaque fois que la vie me demande de (me) choisir.
Vivre, c'est se vivre. Se vivre, c'est rester dans l'inconfort intérieur et attendre qu'il passe, sachant que son confort se trouve tout juste de l'autre côté.


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