January 16, 2011

Fuir ou ne pas fuir...

Il me semble que j'aurais un méchant clean-up à faire... en commençant par jeter des tas de trucs qui m'ont suivie au cours de mes 33 déménagements.  Je pourrais jeter toutes ces photos que je ne regarde jamais, ces journaux intimes qui ne témoignent que de choses qu'il vaille mieux oublier.  
Je pourrais jeter tous ces vêtements de tailles 9 à ma dernière taille qui ne cessent de me rappeler leur inutilité face à ce qui est et mon impuissance devant ce qui n'est pas.
Je pourrais (pour de vrai cette fois) envoyer aux personnes concernées toutes ces photos, ces lettres écrites et reçues que j'ai gardées comme une gardienne de prison.
Je pourrais aussi faire un tri dans toute ma paperasse dont l'accumulation est devenue un gros amas de surprises repoussant... je pourrais y trouver des comptes à payer...
Je pourrais surtout mettre des barres sur des "t", des points sur des "i", des queues sur des culs... mais en toute vérité, j'sais pas si je pourrais.  Il me semble que sur ce point en particulier, je passerais plutôt mon tour pour plutôt jeter mon dévolu sur quelque chose de plus passionnant... comme de bitcher contre "les zamaricains", les narcissiques qui se foutent de l'environnement, les 29 heures d'attente à l'urgence de l'hosto de Maisonneuve, ceux qui mangent en aspirant leur soupe à 81 décibels ou contre les tripèdes en bagnole gelés à la testostérone qui nous imposent leur musique sans fond.  Comment elles font ces nanas pour tomber pour des mecs aussi insécures d'ailleurs...
Bref...
On dit que nettoyer son extérieur c'est toucher au besoin de nettoyer son intérieur... faudrait alors que j'ouvre les fenêtres de mes yeux puis la porte de mon coeur, pour aérer un peu... ça sent le renfermé je crois.  Et puis, en parlant d'aérer, faudrait bien que je flush le reste de marde qui s'est accumulée depuis la mort de mon Sidney.  Ça m'prendrait peut-être une femme de ménage pour m'aider à épousseter toute cette poussière qui m'empêche d'y voir clair dans tout mon bardas.  Ça me donnerait une occasion de jeter quelques trucs que je gardais par attachement inutile ou je ne sais trop...
Si mon corps est un temple, y'a pas eu grand vénération de sa prêtresse car mes mûrs sont délabrés, mon hôtel déserté, mes vitraux encrassés... j'aurais besoin de faire reluire tout ça... à me voir la baraque, on croirait pas qu'on y trouverait du divin là-d'dans.
Si on fait son ménage du printemps au printemps, je devrai devancer la saison pour débuter le mien qui risque de durer jusqu'au prochain si je me fie à mon estimé... pffffffff... bon, ou ai-je mis mes guenilles, mon balai et ma javel?



3 comments:

Marie Line said...

Lucie a écrit:

Mon éditorialiste préférée ....!

Julie said...

Tu écris tellement bien, Marie-Line. C'est pour quand ton premier roman?

Genam said...

Je t'aime xx

YESTERDAY'S...